Arthus de Changy      
 
Si j'avais su... Voilà des années que je voulais écrire, que je disais vouloir écrire et que je tatonnais, une histoire entre les dents, sans savoir où aller. Et puis  l'idée de cette formule épistolaire m'apparut; une lettre, puis une autre; une autre encore. Les mots firent leur chemin, de courrier en courrier, me conduisant où je n'espérais pas, plus vite que je l'imaginais. 
 
Aujourd'hui le livre est là devant mes yeux qui me comble comme un enfant. Je le feuillette encore sans toujours reconnaitre mon texte. Ce matin mon oeil s'accroche à une phrase que j'avais oubliée " ... avec nos mains maladroites, nos yeux attentifs et notre amour silencieux, glissant dans la nuit éveillée et l’aube endormie."
 
Un peu d'émotion dans ces lignes. C'est toujours la même chose avec moi. Lorsque vous aurez lu "Sang Par Don" vous me comprendrez sans doute mieux. Car vous le lirez n'est ce pas ? Peut-être verserez-vous quelques larmes sur le sort de cette pauvre Elisabeth et son  énigmatique poéte.  
 
J'espère sincérement que aurez autant de plaisir à le découvrir que j'en ai eu à l'écrire. J'espère aussi que ce roman vous apportera un peu plus qu'une simple distraction; aussi plaisante soit-elle. Il me semble qu'il nous renvoie à notre propre expérience de l'amour, du pardon et plus généralement de la relation à l'autre. 
 
Toujours je bavarde mais il me faut parler de moi sur cette page et je n'ai pas avancé ..... 
 
A 54 ans,  je suis marié depuis bien longtemps et nous avons 5 enfants qui progressivement quittent la maison. Nous  vivons en Saône-et-Loire dans une ancienne ferme isolée, nichée au sommet d'une colline, adossée à la forêt.  J'aime les moments passés en famille, en ce lieu idyllique comme ailleurs, lorsque nous nous évadons. J'aime observer les enfants, écouter leurs rires, sentir leurs complicités naissantes, avancer dans l'ébauche d'un dialogue au rythme de leurs éphémères convictions.  
 
J'aime aussi  les échanges vrais avec des hommes et femmes dépourvus de certitudes. Les partages autour d'un repas; surtout s'ils sont accompagnés d'une bonne bouteille. Je l'évoque dans mon livre. J'aime tant de choses encore que je ne ne vous dirais pas. Pas ici. Qui sait ? Un jour peut-être nous aurons le plasir d'aller plus loin.
 
Catholique pratiquant j'essaie bien modestement et très cahotiquement de vivre à la source de l'Evangile. J'ai beaucoup lu de livres sur la symbolique dans le sacrifice du Christ. Ce roman devait en être le théme principal. Elisabeth et Charles en ont décidé autrement, au point de l'avoir un peu fait oublier. L'amour et plus encore le pardon gratuit, si chers au Christ jusque dans sa mort, apparaissent je pense assez nettement à la fin du livre . Pardon demandé dans la prière du Notre Pére. Pardon à la femme adultère décrit par Saint Jean, dans ce passage que j'aime tant. "Personne ne t’a condamnée ? " ... "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. » 
 
J'espère que ces références religieuses et ce message universel d'amour et de paix  ne froisseront aucun lecteur. Je n'ai voulu à aucun moment heurter qui que ce soit. Si tel était le cas pour l'un d'entre vous, je vous prie de m'accorder votre pardon. 
 
Bonne lecture. 
 
PS :  Après j'attends vos retours sur arthusdechangy@hotmail.fr           Merci d'avance !